Magasine Mikuen, septembre 2010
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SOMMAIRE DU MAGAZINE
Festival de musique autochtone Innu Nikamu
Rikko, Nikan et le petit Mashtan
Jennifer Fontaine, artiste photographe
Mot du directeur
Kuei,
Le magazine-web Mikuen est un outil de communication offert à nos communautés. Il est entièrement produit par les atikamekw et les innu. Les sujets abordés présentent une grande diversité d’information.
Le but de ce magazine-web est de diffuser les actualités qui nous concernent directement et indirectement.
La SOCAM s’implique dans le développement des communications médiatiques des communautés par le biais d’un réseau de services variés, ceci, dans le but de favoriser l’essor des communautés et de promouvoir leur langue et leur culture.
Sans but lucratif, la SOCAM offre aux communautés, qu’elle dessert, des services de communication et de radiodiffusion qui répondent aux besoins spécifiques de celles-ci .
Les thèmes privilégiés par la SOCAM touchent : la langue, la culture, l’actualité, l’éducation, la sensibilisation et les relations avec d’autres peuples, le développement socio-économique, la santé etc…
Nous vous invitons à enrichir notre nouveau magazine-web Mikuen en nous faisant parvenir vos lettres, légendes, articles, information, photos etc… à l’adresse courriel suivante: (adesterres@socam.net).
En terminant, je tiens à remercier mon personnel qui contribue à la réalisation de ce projet.
Bernard Hervieux
Directeur général
Mot du président
Chers lecteurs, bonjour
C’est en regardant la nature se changer que je vois un changement à l’intérieur de la SOCAM. Le site-web que vous visitez présentement en fait partie. Je suis particulièrement fier de ce site, c’est un outil de communication où l’on peut montrer notre culture et notre façon d’être au monde entier. Depuis plus de 25 ans, SOCAM fait de la communication, mais plus particulièrement la radio. Le fait de changer nos méthodes de communication nous rappelle que la nature se change régulièrement, pourquoi pas nous.
Notre magazine virtuel sera un autre changement pour la SOCAM. Parler à la radio et écrire, il y a toute une différence. Alors, le personnel de la SOCAM devra donc démontrer leur volonté de changer et d’innover. Écrire est une autre façon de s’exprimer qui demande un peu plus de temps mais le résultat est beaucoup plus visible et demeure.
Je vous souhaite une bonne lecture et surtout, n’hésitez pas à envoyer vos commentaires et suggestions.
Paul Ambroise
Président du Conseil d’administration
Le festival de musique autochtone Innu Nikamu
C’est un événement qui se déroule à Sept-Iles. Les musiciens et chanteurs autochtones de différentes nations présentent à tour de rôle leur prestation musicale. Tous ces artistes présentent leurs propres compositions. Des autochtones vivant en région aussi éloigné que Sheshatshit (Labrador) ou Matimekosh (Schefferville) participent à cet événement. Les musiques sont très caractéristiques. Elles parlent de culture autochtone. Quand on parle de culture autochtone, c’est vraiment ce qui se passe dans les communautés. Certains chantent leur bonheur ou leur misère, d’autres chantent leur périple en milieu urbain, d’autres partagent leur vécu. Il y en a pour tous les goûts.
Les artistes autochtones sont surprenants, ils apprennent l’instrument de musique de leur choix comme on apprend à marcher. Tout paraît facile. On trouve les paroles, on ajoute le son, on écoute, on enchaîne et c’est complété, une nouvelle chanson est lancée.
Plusieurs groupes sont présents à Innu Nikamu. Les styles de musique sont variés. La musique autochtone ressemble un peu à la musique sud-américaine mais le rythme est un peu différent. Les présentations musicales ont tout un lien avec notre musique traditionnelle qui le teueikan (tambour) même si celui-ci a fait place à la batterie.
La musique représente une certaine évasion pour les autochtones. C’est un moyen de transmettre des messages ou de communiquer les réalités autochtones.
Chaque chanson devrait être traduite en anglais et en français, on pourrait sans doute nous comprendre davantage. Si les gens pourraient comprendre les paroles, c’est tellement touchant ce que les compositeurs dévoilent.
Le groupe Kashtin faisait partie de la programmation cette année. Ce groupe a attiré beaucoup de spectateurs, c’était une occasion unique de voir le duo réunit. Les membres de Kashtin font carrière chacun de leur côté depuis déjà quelques années. Kashtin nous a fait vivre des moments exquis, nous a transporté dans nos souvenirs et même nous a touché émotionnellement à quelques reprises. C’est tellement merveilleux de voir un groupe dissout, revivre.

Source : Marc Vollant
D’autres groupes ont également été surprenants, les groupes Innutin, Jean-Paul Bellefleur, Meshikamau, Petapen, Samian, pour n’en citer que quelques’uns, ont très bien performés.
Innu Nikamu, c’est un événement à planifier dans vos agendas, vous apprendrez un peu plus sur la culture autochtone. Un excellent moyen d’enrichir vos connaissances et pourquoi pas, trouver de nouvelles relations amicales. Les autochtones ne sont pas du tout introvertis et surtout ils ont conservé l’esprit du partage. Les repas traditionnels sont encore très présents et l'invitation se fait instinctivement.

Source : Marc Vollant

Photo de Christopher C-Vincent – Innu Nikamu 2010
L’évacuation de Wemotaci
Une journée qui se pointait comme les autres, ce fameux 26 mai 2010. Mais, une surprise demeure une surprise, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Le feu de forêt, une des pires surprises que notre mère Terre peut nous envoyer, se trouvait derrière les montagnes. Wemotaci est entouré de montages et de forêts très denses et il est peu probable qu’un monstre destructeur se cache derrière.
En après-midi, les gens commençaient à se préparer pour l’évacuation immédiate. Il faut noter que des signes un peu étranges avaient détecté le danger la veille, comme le hurlement des chiens toute la nuit.
Vers 16 heures, le feu se montrait derrière les maisons situées en bordure des montagnes. La panique s’est installée dans le village. Voir des enfants pleurer et crier et ne pouvoir les rassurer est très traumatisant.
A Wemotaci, il y a des règles permanentes et qui sont inévitables à cause de l’isolement. C’est le cas pour la livraison de l’essence qui se fait le vendredi. Les gens doivent attendre en cas de besoin, quand l’essence vient à sec. Une livraison spéciale a donc été nécessaire pour mercredi. Certains s’étaient résignés à rester, leur réservoir à essence suffisait à peine pour se rendre à la station service. D’autres ont laissé leur voiture à Wemotaci. Finalement, la livraison s’est faite à 17h. Quelle réjouissance malgré la situation.
Ma sœur Agathe s’est rendu à quelques kilomètres de l’autre côté du pont, mais a dû rebrousser chemin à cause de la visibilité réduite. La fumée très dense empêchait d’avancer. Une autre vision déchirante survient au kilomètre 10 : un troupeau de chiens prenait une pause en bordure de la route 25, à bout de souffle. Ces chiens courraient depuis Wemotaci. Nous avons observé d’autres chiens qui, eux, se sont installés sur la plage Berher. De temps à autre, ces chiens s’oxygénaient entre le niveau de l’eau et l’épaisse fumée. Une espace où la fumée destructrice ne peut s’y rendre.

Photo de Alfred Biroté – Un chien à la recherche de son maître

Photo de Alfert Biroté – Quelques chiens survivants de Wemotaci
Les gens de Wemotaci ont été très courageux de quitter leur maison aussi rapidement malgré les nombreux obstacles tels que : le manque d’essence, la fumée, le transport restreint, la chaleur, etc. Un grand nombre devait se rendre au camp Berher pour prendre l’autobus.
Quelques faits cocasses sont survenus, comme le transport des aînés. Une dame a dû faire arrêter le véhicule à 2 reprises pour ses besoins personnels. Cette dame devait passer devant un autre résident pour descendre du véhicule et ce, très, très lentement. La vitesse de Annie, se mesure à la vitesse de déplacement du paresseux (mammifère de l’Amérique du Sud), alors imaginez la situation.
Cette journée a été très marquante pour plusieurs. Voir un animal sauvage sortir des forêts et essayer de survivre est très troublant pour ces gens. Un ours, caché sous des buissons, a fui directement vers le feu lorsque le jeune volontaire a voulu l’arroser pour lui porter secours. Une image difficile à oublier pour ce jeune. Mais, malgré tout, il s’est senti heureux lorsqu’il a vu de petits lièvres et des oiseaux venir s’abreuver sur une mare d’eau qu’il avait créée a l’aide du boyau.

Photo de Alfred Biroté – Un ours qui cherche à fuir

Photo de Alfred Biroté – Forêt brulé de Wemotaci
L’évacuation de Wemontaci a été très rapide, mais le feu l’était autant, une vraie course contre la mort, comme on en voit dans les films. Sauf que c’est la réalité.
Photo de Alfred Biroté – Le village déserté Wemotaci
Rikko, Nikan et le petit Mashtan
Ces jeunes danseurs sont de Wemotaci. Ils ont commencé à danser en 1997 lors du premier Pow wow traditionnel de Wemotaci. Ils ont appris au fil des années, ils développent leur talent en même temps qu’ils grandissent. Ces jeunes danseurs n’ont jamais suivi des cours de danse. Leurs chorégraphies sont en relation avec ce qu’ils vivent, ce qui les entourent, tels que : la nature, la faune, l’environnement.

Photo : Christopher C-Vincent – Nikan au Pow-wow Wendake 2010
Les danses autochtones n’ont aucune mesure de temps, les jeunes n’ont pas à compter les pas, à étudier la musique. Ils y vont avec le son : C’est le tambour qui les guident et ils peuvent danser sur toutes les musiques, leur guide est le tambour. Ils sont d’une justesse incroyable, comment peut-on effectuer un mouvement spécial acrobatique à toutes les dix secondes environ, ils n’ont même pas répété avant d’entrer en scène.

Photo Christopher C-Vincent : Rikko, Nikan et Mashtan Wendake 2010
Durant ces pow wow, les danses sont divisées en catégorie, selon l’âge, le sexe, le rythme et l’expérience. A quelques reprises, durant les danses intertribales, les gens sont invités à participer. Lorsque nous participons, on ressent une petite émotion qui nous emporte et nous pousse à se laisser aller. Le son des tambours nous transporte et nous met en extase. Il faut dire que le son est très puissant et d’une justesse incroyable. Comment peut-on écrire une musique et ces chants traditionnels sans aucune formation et ni étude supérieure sur la musique. Ce sont des rythmes enivrantes qui résonnent jusqu’au fond de nous-mêmes.

Photo Thérèse Ottawa – Rikko au Pow-wow de Wemotaci 2009
Rikko, Nikan et Mashtan participent souvent à ces activités traditionnelles. Ils font les pow-wow des communautés autochtones du Québec. Ils adorent la danse. Ces trois frères âges de 21, 15 et 7 ans sont des adeptes
de la danse traditionnelle. Leurs costumes est confectionnés par leur mère Pascale Boivin. Chaque costume demande du temps et de la patience. Le costume de danse comprend : une coiffe en crin de porc-épic, un plastron en os et perle monté de cuir d’orignal, 2 bustles de plumes (plumes en cercle au dos), un veston et pantalon en cuir ou coton de couleur, mocassins et bâton de danse.
Ces jeunes ont vécu dans le respect des traditions, de la culture, de l’environnement. Ils ont acquis une maturité importante et précoce dans leur développement. La spiritualité qui entoure ces danses est presque visible. Le fait de démontrer aucune gêne dans leur prestation marque une confiance en soi et une spiritualité existante.

Photo Joey-Chase Dominique – Mashtan au Pow-wow de Mashteuiatsh 2010
Rikki, Nikan et Mashtan valent vraiment la peine d’aller les voir, ils sont intenses et énergisants dans leur danse que nous sommes stupéfaits.
À Wemotaci, on se ressource
Wemotaci, petit village atikamekw situé près de La Tuque, en Mauricie. Les gens sont différents des autres peuples. Ils sont de nature calme même lorsqu’ils leur arrivent un ennui. Ce petit monde se préoccupe de la santé, pas seulement physique mais aussi psychologique et spirituelle.

Photo : Denis Awashish – Activité traditionnelle
A chaque automne et chaque printemps, ils entendent l’appel de la forêt. On dirait que ça fait partie de leur anatomie. Ici, on ne manque pas une telle activité, qui fait partie de la vie traditionnelle. Toutes les familles vont à leur camp de chasse durant une semaine pour se ressourcer. C’est l’occasion idéale pour chasser, pêcher et tendre des collets. Les collets servent à attraper les lièvres au cas où certains lecteurs ne connaîtraient pas l’utilité. D’autres ne font que des randonnées en canot ou en véhicule tout terrain. On ne mange que des produits de la forêt tels que : l’orignal, la perdrix, le lièvre, le doré, etc., apprêtés selon les recettes autochtones.

Photo : Denis Awashish
Durant ces deux périodes, les écoles sont fermées, le Conseil de bande est fermé sauf pour les services essentiels et certaines entreprises libèrent également leur personnel. Toutefois, les enseignants donnent aux étudiants des travaux scolaires relatifs à la vie traditionnelle.
Ces deux ressourcements sont essentiels pour poursuivre leurs activités professionnelles qui sont souvent très stressantes. Tout le monde devrait faire des activités semblables dans le bois, même s’il y a des pertes de revenus pour les entreprises. La santé est plus importante que l’argent pour les Atikamekw. On ne peut acheter la santé, tout comme un esprit équilibré, selon nos mushums (grand-pères).
Le ressourcement atikamekw c’est le meilleur remède contre les maladies reliées au stress. Également, les enfants sont plus calmes lorsqu’ils reviennent en classe.
Et vous, comment vous ressourcez-vous?

Photo : Sébastien Connelly

Photo : Sébastien Connelly

Photo : Sébastien Connelly
Pow-wow de Wemotaci
A chaque année, durant la longue fin de semaine de la fête du travail, Wemotaci

Photo de Alfred Biroté - Wemotaci
se réjouit. Le pow-wow de Wemotaci est traditionnel, il n’y a pas d’inscription pour les danseurs. Tout le monde peut participer avec ou sans costume, autochotone ou non-autochtone. Les danses sont nombreuses et variées.
Le pow-wow de Wemotaci s’est déroulé les 4 et 5 septembre 2010. Les activités devaient commencer à 10h mais la grande ouverture de la danse s’est faite à 13h. La mauvaise température a retardé les activités.
Plusieurs danseurs et danseuses se sont présentés, les couleurs étaient magnifiques. Les costumes sont fabriqués par les femmes de Wemotaci. Il y a toute un procédé pour arriver à la conception des vêtements. Les femmes qui participent à la confection possèdent déjà un talent inné en couture. Les robes ont tous un style identique, c’est-à-dire, une robe fabriquée avec un tissu de coton ou de soie aux couleurs vives munie de broderie, perle et clochettes.
Régulièrement, une des femmes visitent les autres à leur domicile pour les encourager et aussi faire le suivi. C’est une méthode de travail qui se pratique depuis longtemps. Travail à domicile avec supervision aléatoire, c’est leur façon de gérer la fabrication des costumes. Elles partagent leur connaissance, leur matériel et aussi leur passion. C’est extraordinaire le mois qui précède le pow-wow, on dirait que le dialogue, le partage et l’amitié sont omniprésents.

Photo : Yolande Jacob – Robe traditionnelle

Photo de Yolande Jacob – Danseuse traditionnelle Wemotaci

Photo : Yolande Jacob – Femme atikamekw fabriquant un costume
Le pow-wow est très rassembleur, des participants de différentes nations autochtones étaient présents. Les non-autochtones ont été nombreux à participer aux danses traditionnelles. Ces gens portaient aussi des costumes autochtones. Quelle joie de voir toutes les nations se mélanger et aussi se côtoyer sur le terrain de camping.
Cette année, les aigles ne sont pas venus. Ces gros oiseaux adorent le tambour, paraît-il. Habituellement, ils survolent le site et reviennent, ils suivent un peu le rythme des tambours. Sans doute qu’ils seraient au rendez-vous si la température aurait été plus clémente.Il a fait tous les temps, chaleur, soleil, vent, pluie, orage et froid, tout ça en 24 heures. Les activités de la deuxième journée du pow-wow ont été déplacées à l’aréna de la communauté. La pluie et le vent empêchaient la mise en marche des systèmes de son. Le pow-wow a été une réussite même avec une température indécise.

Photo de Maybelline Chilton – Pow-wow Wemotaci 2010

Photo de Yolande Jacob – Pow-wow Wemotaci
PHOTOS DU MOIS

Photo : Jennifer Fontaine, Betsiamites
Photo : Yollande Jacob, Manawan
Jennifer Fontaine, artiste photographe de Betsiamites.
Jennifer est une jeune innue de Betsiamites, passionnée de la photo, qui est entrain de réaliser enfin son rêve. Elle vient d’obtenir son diplôme en photographie du Centre de formation Bel-Avenir. Sa philosophie est : « l’important dans la vie est de faire ce que l’on aime », pour sa part c’est la photographie.
C’est avec beaucoup de confiance en soi et d’un calme rassurante que Jennifer a accepté l’entrevue avec Augustin Desterres.
AD : Vous avez entrepris votre formation quand et à quel endroit?
JF : J’ai commencé mes cours en août 2009 et j’ai terminé en juin 2010 au Centre de formation Bel-Avenir à Trois-Rivières.
AD : Comment ça va dans ton domaine professionnel?
JF : Ça va très bien, mais ma priorité demeure mon enfant, je me consacre à temps plein à mon fils. J’ai quelques contrats ici et là.
AD : Tu as un enfant, quel âge a-t-il et quel est son nom?
JF : Il s’appelle Theirry et il a 5 ans.
AD : As-tu des photos qui sont reconnues, qui ont été publiées?JF : Oui, j’ai eu une Excellence pour la photo des chutes de Papinachoix à la compétition de la Corporation des maîtres photographes du Québec..
AD : Qu’est-ce que les clients demandent le plus souvent?JF : Des albums photos, des photos pour affiches, des pochettes d’album ou des photos de lancement, etc.

Photo Jennifer Fontaine : Remise de son diplôme
AD : Quels sont tes objectifs, advenant que tu aurais moins de responsabilité arentale?
JF : Avoir mon propre studio, je ne sais pas encore à quel endroit, Pessamit ou ailleurs.
AD : D’où vient ton inspiration? Du milieu urbain ou plus en milieu naturel?
JF : Je prends des photos un peu de tout mais je cherche plutôt le côté artistique. Par exemple, Betsiamites a des attraits très intéressants pour la photo, le plus possible, j’essaie de capter des images de la culture autochtone. Dans le milieu urbain, je vois autre chose, une façon de voir et de faire. Mais, la nature, c’est ma place, je me sens mieux dans cet univers où je peux avoir beaucoup d’idées.
AD : Ton style de photographies, c’est quoi?
JF : Bien, je cherche encore mon style présentement, j’essaie de faire un peu de tout, tout dépends de mes goûts. C’est comme ça que je trie de ce que j’aime à ce que je n’aime pas.
AD : Merci, Jennifer, j’ai été ravis de discuter avec vous .

Photo : Jennifer Fontaine, son fils Thierry

Photo : Jennifer Fontaine, modèle de service offert (carte)

Photo : Jennifer Fontaine, plage de Betsiamites

Photo : Jennifer Fontaine - Gagnant Corporation des Maîtres photographes
REMERCIEMENTS
Pierrette Connelly à la rédaction
Augustin Desterres, entrevue et montageAlfred Biroté, photos
Yolande Jacob, photosMaybeline Chilton, photos
Marc Vollant, photosChristopher Connelly-Vincent, photos
Jennifer Fontaine, photosDenis Awashish, photos
Sébastien Connelly, photosTous les participants des articles
Un merci particulier au Ministère du Patrimoine Canadien via son programme Fonds de la passerelle, sans qui ce web-magazine, n’aurait jamais pu être réalisé.
